C’est toute la perversité des règles antidopage, et il s’agit d’un véritable scandale, dont toute la corporation est témoin. Et le paradoxe en la matière, c’est de constater que ce sont les règles antidopage qui incitent les sportifs à se doper, avec des garanties d’impunité. L’incitation au dopage étant un délit pénal en France, le temps est peut-être venu de poursuivre en justice de ce chef les hauts dirigeants de l’UCI responsables d’avoir édicté de telles règles.

Et si les laboratoires pharmaceutiques tout puissants intervenaient dans la lutte antidopage ? À ce titre, il convient d’observer que le laboratoire AMGEN a pu accumuler une immense fortune grâce à la commercialisation de l’EPO (volontairement indécelable durant 12 ans). Puis surtout, dès que cette 1ère molécule a été identifiée (après l'affaire FESTINA), en fabriquant sans cesse de nouvelles molécules (dites de 2ème, puis 3ème génération ...), échappant à chaque fois aux contrôles antidopage.

Il faut en déduire, sans risque d'être contredit, que certains laboratoires se sont spécialisés dans la recherche et la fabrication de produits dopants indécelables. En étant parfaitement conscients que la clientèle exclusive des sportifs, qu'ils visaient, représentait un colossal marché. À l'échelle de la planète.

 

Il convient de préciser qu’il importe peu que l’EPO soit détectable ou indétectable pour les insuffisants rénaux auxquels, à l’origine, l’EPO était destinée.

 

Le laboratoire AMGEM s’avère être depuis plus de 10 ans le sponsor du TOUR de CALIFORNIE, inscrit au calendrier de l’UCI ... !!!

De quoi vraiment s'interroger sur les curieuses relations entre les instances qui gouvernent la lutte antidopage et de tels laboratoires.

CASH INVESTIGATION aurait peut-être pu s'inspirer de ces énormes enjeux économiques (et bien d'autres pratiques similaires), qui échappent au Grand Public, pour nourrir un vrai sujet sur le dopage.

Pour enfin traiter le fléau du dopage à l’échelle des multinationales, et non à celle d’un simple particulier, il aurait été plus judicieux que CASH INVESTIGATION propose à Bernard SAINZ une fonction de consultant, plutôt que de l’avoir octroyée à Antoine VAYER.