Pierre-Henri LECUISINIER

En évoquant ce coureur, Bernard SAINZ est envahi d’un profond malaise.

 

Il a en effet toujours, vivement soutenu, défendu les cyclistes, peu importe leur niveau de performances, été pour eux à l’écoute de leur moindre préoccupation, d’une constante disponibilité, et quel que soit le problème auquel ils étaient confrontés, il leur apportait un soutien qui couvrait bien plus que leurs besoins, y compris dans le domaine affectif.

 

Et tout autant, lors de leur reconversion dans la vie active après l'arrêt de leur carrière cycliste.

 

Sur la plan sportif, les conseils prodigués ne se limitaient pas à la recherche obsessionnelle de l’amélioration de la performance, ils visaient essentiellement à parfaitement préserver leur capital-santé.

 

C’est pourquoi, contrairement à la presse à scandale qui le qualifie de personnage sulfureux, sans même jamais l’avoir approché, rencontré, ou côtoyé, il bénéficie en interne, encore aujourd’hui, d’une solide réputation de bienfaiteur et beaucoup de respect et de considération lui sont accordés. Personne ne saurait sérieusement contester une telle évidence. Sauf CASH INVESTIGATION qui n’en fait nulle mention.

 

Il est donc tout à la fois, concernant ses « poulains », leur mentor, psychologue, préparateur physique et mental, physiothérapeute, ostéopathe, entraîneur, confident . . .

 

Souvent, il a apporté des solutions thérapeutiques inespérées à leurs soucis de santé (ou à ceux de la prochaine famille, y compris aux enfants), parfois conséquents, auxquels la médecine traditionnelle n’avait pu utilement remédier. Il défend donc, il va de soi avec forte conviction, un statut de spécialiste en médecines strictement naturelles, et comprend fort bien que, parfois, il est fort décrié par ceux qu’il dérange.

 

Concernant Pierre-Henri LECUISINIER, celui-ci présentait un sérieux problème de santé depuis 2 ans, soit dès qu’il est passé professionnel, avec un taux alarmant de TESTOSTÉRONE, largement en dessous des normes, incompatible avec l’extrême exigence de son activité cycliste, que les spécialistes en endocrinologie consultés n’avaient pu régulariser. en savoir plus : Article OUEST FRANCE (02 juillet 2016)

 

Comment ce très jeune coureur a t-il pu être aussi naïf pour adhérer à un projet de règlement de compte qu’Antoine VAYER projetait à l’endroit de Bernard SAINZ, en participant à un scénario avec une caméra cachée portée sur lui, plutôt que de faire appel à la compétence que la corporation cycliste reconnaît à ce dernier à l’égard d’un tel syndrome ?

 

En effet, à l’époque où les CORTICOÏDES n’étaient même pas recherchés par les laboratoires antidopage et que la TESTOSTÉRONE présentait un seuil de détection peu dissuasif, la plupart des cyclistes en faisait grand usage, et ce sont les médecins des équipes qui les prescrivaient.

 

Et certains coureurs voyaient leur taux de cortisol et de testostérone s’effondrer, voire même atteindre des taux d’absence totale de sécrétion, à 0.00 ng/ml (ou µg/l – évaluation identique) pour chacune des deux hormones.

 

C’est au regard de ce constat que le suivi biologique (ou suivi longitudinal, dit désormais passeport biologique) des sportifs a été instauré en 2008 afin de surveiller, notamment, le taux de ces deux paramètres.

 

Bernard SAINZ est devenu quelque peu une référence dans le cadre de cette pathologie, après que de nombreux sportifs aient recouru à ses thérapies et que leurs taux revenaient dans la norme en moins de 10 jours. Un vainqueur du Tour de France avait fait état de son très rapide rétablissement après l’avoir consulté (la presse reconnaissait qu’il avait été guéri par un homéopathe), alors qu’il avait traversé 2 années d’errance sans qu’aucun spécialiste ne puisse rétablir son déséquilibre hormonal.

 

Il n’est donc nullement surpris que Pierre-Henri LECUISINIER vienne jusqu’à lui, dès lors que ce coureur présente un tel dysfonctionnement.

 

A la vue de ses analyses avec un taux de TESTOSTÉRONE anormalement bas, grandement en-dessous des normes, jusqu’à 0.16 ng/ml de TESTOSTÉRONE totale (norme 2.8 – 11 ng/ml), et ce depuis 2 ans, Bernard SAINZ est convaincu de pouvoir le remettre rapidement sur les « bons rails », et facilement régulariser cette gravissime insuffisance de sécrétion endogène (naturelle) de testostérone.

 

CASH INVESTIGATION ne saurait nier que le coureur vient en consultation, en tant que malade, et non en tant que sportif ayant l’intention de solliciter des recommandations de dopage. Ce qui représente une conduite fondamentalement différente.

 

A ce titre, il sera retenu que CASH INVESTIGATION, malgré son enquête qui remonte jusqu’à 45 ans en arrière, n’a pas pu recueillir le moindre témoignage d’un coureur qui déclare avoir pris rendez-vous avec Bernard SAINZ dans l’intention de quémander des conseils de dopage. L’examen attentif, par Antoine VAYER,  Elise LUCET, Sophie LE GALL et autres intervenants, qui résulte de l’ensemble de ses mails volés sur les 6 dernières années en apporte l’entière confirmation.

 

Et pour cause, les thérapies qu’il préconise, inconnues de la médecine doctrinale, notamment de désintoxination, voire de désintoxication profonde de l’organisme (dont le JEÛNE de courte durée), optimise la récupération et sont souvent plus efficaces que la prise de produits hautement dopants. en savoir plus : VELO MAGAZINE (mensuel mars 2010)

 

Bernard SAINZ demande donc à Pierre-Henri LECUISINIER s’il consomme un peu de TESTOSTÉRONE (bien qu’il soit persuadé qu’il en prenne beaucoup) et sous quelle forme d’administration. C’est la question élémentaire en la matière. En effet, dans la quasi totalité des cas, c’est bien évidemment l’usage intempestif de TESTOSTÉRONE exogène (médicamenteuse) qui freine la sécrétion endogène (physiologique) de TESTOSTÉRONE. Surtout chez un sportif.

 

Tout à fait exceptionnellement, cette anomalie, mais ce sont des cas fort rarissimes, peut être induite par d’autres pathologies, mais sur une si longue durée de 2 ans, les symptômes de la maladie latente n’auraient pas manqué de se manifester, et un diagnostic précis aurait pu être établi. Le coureur n’est donc pas dans cette configuration.

 

Et au grand étonnement de Bernard SAINZ, à la question posée, Pierre-Henri LECUISINIER répond, avec quelques hésitations toutefois, qu’il n’a jamais fait usage de TESTOSTÉRONE.

 

Il apparaît de plus fort gêné par la question et fuit le regard de son interlocuteur. Bernard SAINZ en déduit qu’il lui ment. Pourtant ce n’est jamais le cas habituel d’un sportif qui s’adresse à lui pour exposer ses ennuis de santé. Lequel lui mentionne spontanément tous les produits dont il fait usage (secret médical oblige), qu’ils soient autorisés ou interdits, afin que le thérapeute puisse savoir s’il s’agit d’une éventuelle maladie iatrogène (provoquée par un médicament) ou pas.

 

Sauf qu’il ne peut avouer devant l’équipe de CASH INVESTIGATION qu’il prend un produit dopant, surtout dans l’hypothèse où ce serait précisément son entraîneur, Antoine VAYER, qui le lui aurait conseillé pour tenter de compenser sa fatigue chronique qui persiste depuis 2 années. L’aveu étant considéré par la nouvelle loi antidopage comme un acte de dopage avéré. Antoine VAYER, quant à lui, pourrait être poursuivi pour incitation ou aide au dopage.

 

C’est un peu comme si le cycliste et son entraîneur étaient pris à leur propre piège.

 

En revanche, Pierre-Henri LECUISINIER fait croire à Bernard SAINZ, et Elise LUCET l’annonce dans le reportage, qu’il prend des Corticoïdes, et ce sont de fortes doses, en l’occurrence du KENACORT 80 mg, souvent toutes les semaines ou tous les 10 jours.

 

En aparté, il n’est pas inutile, pour une meilleure compréhension du contexte de la consultation, d’exposer les observations qui suivent.

 

Cette déclaration du coureur n’a rien d’étonnant puisque les règles actuelles antidopage de la très respectable Union Cycliste Internationale (UCI), et la loi antidopage française, le permettent, en ayant fixé un taux de détection extrêmement élevé pour les corticoïdes. Les sportifs peuvent donc en faire grand usage sans jamais être déclarés positifs. Même pas besoin d’envisager une autorisation d’usage à des fins thérapeutiques (AUT), qui autorise les sportifs à suivre un traitement à base de médicaments contenant une substance interdite. Comme l’ont fait (inutilement, sauf pour se donner bonne conscience) tous les derniers vainqueurs du Tour de France. en savoir plus

Concernant Pierre-Henri LECUISINIER qui relate ses fréquentes prises de KENACORT à 80 mg, Bernard SAINZ se doit de justifier le bien-fondé de la thérapeutique préconisée au coureur par les explications suivantes, en termes accessibles à tous, qui sont quelque peu techniques et forcément endocriniennes.

 

Au préalable, il rappellera sa formation de 2 ans, comme indiqué sur le présent site à la rubrique de son parcours universitaire, à l’Ecole Supérieure de Biologie et de Biochimie (ESBB) de Paris. Cet enseignement lui apporte certainement des connaissances plus élaborées que celles acquises par les médecins traditionnels, et lui procure une indéniable compétence pour interpréter la moindre anomalie susceptible d’apparaître dans les analyses biologiques qui lui sont soumises.

 

Une partie de la surrénale (petite glande située au-dessus des 2 reins), appelée cortico-surrénale est à l'origine de la sécrétion de trois catégories d'hormones : les gluco-corticoïdes dont fait partie le cortisol, les minéralo-corticoïdes avec notamment l'aldostérone, et les androgènes comme la TESTOSTÉRONE.

 

Les doses importantes de KENACORT, que le coureur reconnaît s’administrer, atrophient les surrénales et anéantissent obligatoirement la sécrétion naturelle de ces hormones, notamment du CORTISOL et de la TESTOSTÉRONE. Toutefois les quelques analyses du suivi biologique présentées ne montrent pas une baisse importante du CORTISOL. Bernard SAINZ soupçonne donc Pierre-Henri LECUISINIER, à ce titre également, d’avoir recours à une substance médicamenteuse (il y en a plusieurs) afin de stimuler la sécrétion de cortisol et d’en augmenter le taux, à l’approche des prises de sang du suivi biologique.

 

Il s’avère donc impératif que le coureur cesse les prises de KENACORT, afin de relancer les sécrétions hormonales de ses cortico-surrénales, y compris celle de la TESTOSTÉRONE.

 

Et il lui est proposé une méthode de sevrage.Toutefois, il convient dans un tel cas de respecter scrupuleusement une règle physiologique incontournable, la réduction de la prise d’hormone ne peut être subite. A défaut la glande qui sécrète l’hormone n’est pas réactivée. Elle doit donc être programmée avec progressivité, mais comme il s’agit d’un produit-retard à action prolongée, la réduction peut cependant être conséquente.

 

Dès lors, Bernard SAINZ préconise à Pierre-Henri LECUISINIER de réduire ses doses, en prenant 20 fois moins de KENACORT, une fois par semaine durant 3 semaines, puis d’arrêter définitivement. Et de faire le 4ème semaine, une prise de sang afin de contrôler le taux de TESTOSTÉRONE.

 

Craignant de ne pas avoir bien compris, le coureur demande à Bernard SAINZ de lui représenter la dose précise à prendre sur une seringue de 1 ml (dite à tuberculine). Il lui dessine donc sur le recto de la note du restaurant une seringue de 1 ml et lui montre la 1ère graduation, soit 0,1 ml (1/10ème de 1 ml, soit 1/20ème d’une ampoule de KENACORT, conditionnée en 2 ml). C’est cette quantité fortement réduite qu’il doit désormais prendre.

 

Bernard SAINZ lui prescrit également du Co-enzyme Q 10, Ionyl, Manganèse-cobalt (oligothérapie), ces 3 remèdes étant en vente libre, et lui transmet un flacon de Gouttes de sa composition (strictement homéopathique et phytothérapique), afin de renforcer la réponse des glandes surrénales. Une thérapeutique que Bernard SAINZ maîtrise parfaitement depuis 45 ans.

 

CASH INVESTIGATION ne fera nulle mention de ce contexte, ni d’ailleurs de la thérapeutique prescrite.

 

Le coureur, après avoir rempli sa « mission » auprès de CASH INVESTIGATION, ne recontactera plus jamais Bernard SAINZ. Dommage pour lui qu’il n’est pas su saisir cette opportunité pour retrouver une pleine santé. Il semblerait qu’en cette fin d’année 2016, Marc MADIOT, le Manager de la Française des Jeux (FDJ), n’ayant pas renouvelé son contrat, aucune équipe professionnelle n’ait daigné lui ouvrir ses portes. Et pour cause, aucune candidature n’est acceptée quand l’intéressé présente des anomalies dans son passeport biologique.

 

Pierre-Henri LECUISINIER, un jeune prodige d’exception, Champion d’Europe et du Monde juniors sur route la même année, représentait peut-être pour la France le futur grand champion tant attendu depuis plus de 30 ans.

 

La vraie question qui se pose sur cette « leçon de vie », c’est de savoir si aujourd’hui CASH INVESTIGATION et Antoine VAYER ne regrettent pas quelque peu, en ayant abusé de sa tendre jeunesse (22 ans) et du désarroi dans lequel il se trouvait, d’avoir mis un terme définitif à une carrière très prometteuse.

 

Quant à Bernard SAINZ, celui-ci apporte la preuve qu’en la circonstance, il n’a nullement recommandé, ni incité Pierre-Henri LECUISINIER à prendre un quelconque produit dopant puisqu’il s’administrait la substance dont il s’agit, avant même de le rencontrer.

 

Il résulte des éléments qui précèdent que Bernard SAINZ, consulté en sa qualité de thérapeute spécialiste en médecines naturelles, s’estime fondé à soutenir que c’est, en tant que malade et non en tant que sportif, que Pierre-Henri LECUISINIER a souhaité le rencontrer, sans aucune intention de se doper, et que les recommandations prescrites ne visaient que la guérison de la réelle pathologie présentée par le coureur.

 

Par conséquent, aucune conduite dopante ne saurait valablement être reprochée à Bernard SAINZ.