Jérôme CHIOTTI

Afin d’éviter toute confusion, il convient de préciser que le coureur se sépare de Bernard SAINZ, pour un différend financier, comme il l’explique dans le reportage, au lendemain de sa victoire au Championnat de France de cyclo-cross acquise en 1995, il y a donc plus de 20 ans.

 

CASH INVESTIGATION a donc nécessairement appris que ce n'est qu'après leur séparation que Jérôme CHIOTTI va recourir à des substances illicites, mais surtout à des produits lourds en matière de dopage. Il sera d’ailleurs Champion du Monde en 1996, cette fois dans la discipline du cross-country. Et dopé.

 

Il dévoile les substances interdites qu’il utilisait lors d’une interview dans le quotidien LIBÉRATION, le 28 avril 2000, en ces termes :

« Epo, hormone de croissance, corticoïdes et testostérone. J'avais droit à tout, ça fait un gros cocktail. Que l'on s'injectait en sous-cutanée ou en intraveineuse, ça dépend du courage du coureur. Le pot belge (cocktail à base d'amphétamines, de caféine, de cocaïne et d'héroïne, ndlr) sert à l'entraînement mais rarement en course. C'est pour perdre du poids, pour aller plus loin dans l'effort ou bien pour faire la fête. C'est le verre de rhum pour se donner du courage. Mais on le fait une fois, deux, trois et on ne peut plus s'en passer. J'ai vu des trucs incroyables, des mecs trop accros. »

 

Il reconnaît dans cette interview qu’Antoine VAYER, qui était alors son entraîneur, lui dressait des plannings d’entraînement. Celui-ci ne pouvait donc ignorer que son coureur était dopé. Ne serait-ce que par la puissance en watts à laquelle il accédait sous l'emprise du dopage, que VAYER pouvait parfaitement mesurer. Peut-être que ce dernier était d'ailleurs très impliqué dans ses protocoles de dopage.

 

Après ses aveux de dopage, il fut déchu de son titre de Champion du Monde par la Fédération Française de cyclisme. Il est inadmissible que le reportage de CASH INVESTIGATION n’ait pas mentionné que Bernard SAINZ n’était aucunement concerné par ces faits de dopage.

 

A ce titre également, les journalistes qui se disent d’investigation, Elise LUCET et Sophie LE GALL, font preuve de désinformation et mentent par omission.