Elise LUCET présente son magazine en ces termes : « L’année a été marquée par des scandales retentissants, corruption dans les instances du football mondial, dopage des athlètes russes ou joueuse de haut niveau suspendue en tennis. »

 

Les téléspectateurs s’attendent donc à ce que l’enquête réalisée par CASH INVESTIGATION les informe sur ces « scandales retentissants », mais il n’en sera rien.

 

Contrairement à la vocation de l’émission, celle-ci s’avère, finalement, toute entière, centrée sur une seule personne, Bernard SAINZ, une initiative sans précédent pour ce magazine qui vise habituellement des multinationales et des industriels.

 

Ce prétendu reportage sur le dopage pose donc, dès son entame, un grave problème de déontologie dans sa conception, surtout pour des journalistes qui se disent d’investigation : voir le dopage en se focalisant sur une seule personne, c’est très réducteur. C’est surtout se voiler la face en refusant de se pencher sur les mécanismes incitant les sportifs à y recourir.

 

De surcroît, contrairement aux émissions précédentes, aucune révélation n'est faite sur les pratiques (industrielles ou financières) pouvant concerner les téléspectateurs. C’est finalement une émission dont le titre le plus approprié serait la chasse à l’homme, et la mise en œuvre de son lynchage médiatique. Des procédés qui, de nos jours, font froid dans le dos.

CASH INVESTIGATION, sa face « cashée » 

UN HOMME À ABATTRE

Le grand public peut difficilement soupçonner qu'il s’agit en fait du règlement de compte d’Antoine VAYER, à l’endroit de Bernard SAINZ, pour un vieux contentieux.

 

Entraîneur cycliste, Antoine VAYER était en fonction en 1998 dans l’équipe FESTINA, et donc forcément complice du dopage organisé à l’époque en interne. En réalité, c'est ce personnage qui manipule les débats en coulisses. en savoir plus sur Antoine VAYER

La présentatrice, Elise LUCET et la réalisatrice de CASH INVESTIGATION, Sophie LE GALL, n'ont pas eu connaissance de cet élément d'importance majeure. Quel manquement inadmissible à leur INVESTIGATION ! A moins qu’elles aient décidé de passer outre, ce qui est encore plus scandaleux.

 

En l’état, la haine que l’entraîneur porte au praticien homéopathe a triomphé de la vérité. Quel bel exemple de journalisme de caniveau !  

 

Le très notoire Site CYCLISM’ACTU le rappelle dès le 1er juillet 2016, soit 4 jours après la diffusion du reportage, en ces termes :« Selon nos informations, ce documentaire aurait tout l'air d'un règlement de compte de 20 ans entre Antoine VAYER, ancien entraîneur de l'équipe Festina, et Bernard SAINZ. Depuis quelques jours, la rumeur enfle au sein du peloton du Tour de France 2016 : « Tout est déformé pour être utilisé à charge contre le personnage », peut-on entendre dans le milieu du cyclisme. En faisant attention au générique de fin de l'émission, vous pouvez voir écrit « conseiller : Antoine VAYER », alors qu'on sait les discordes qu'il y a entre Bernard SAINZ et Antoine VAYER . » voir l'article de CYCLISM'ACTU

 

En ces circonstances d’exception, il convient de sérieusement s’interroger sur les raisons inavouées et inavouables de la manipulation de l’opinion publique qui en a résulté.

 

Il est, en effet, invraisemblable qu’une émission comme CASH INVESTIGATION, qui proclame, haut et fort, s’en tenir à « la rigueur absolue des faits », puisse intervenir avec autant d’impartialité et de virulence dans un conflit opposant deux personnes, en ne prenant résolument parti que pour l’une d’entre elles.

 

Rappelons que CASH INVESTIGATION se définit sur son site internet, sous le titre « LE CONCEPT DE L’ÉMISSION », comme un magazine qui procède à « de nombreuses révélations sur des dossiers brûlants et à des enquêtes sur le monde des affaires et ses côtés les moins connus en mettant en lumière des pratiques marketing potentiellement abusives, des dérives de grandes entreprises, des stratégies de détournement de l'argent public, des comportements d'évasion fiscale, des actions d'influences menées par des lobbies voire la manipulation de l'information par des conseillers en communication. »

 

Force est de constater que Bernard SAINZ ne correspond à aucun de ces critères et que son statut ne correspond nullement à l’objet de l’émission.

 

Il est bien là, le véritable scandale du magazine télé qu’il convient expressément de dénoncer.

1) A l’origine, un vieux contentieux entre deux hommes 

Quoiqu’il en soit, c’est sur le fond que Bernard SAINZ entend démontrer qu’il ne recommande nul dopage à quiconque, peu importe la forme, pour le moins audacieuse, dont il est fait usage durant tout le reportage pour tenter de le compromettre. Remarquons, en préambule, qu’en dépit d’une laborieuse et minutieuse enquête sur les 45 dernières années d’activité du praticien homéopathe, et du vol de l’ensemble de ses courriels des six dernières années, CASH INVESTIGATION ne pourra caractériser le moindre conseil de dopage, émanant de Bernard SAINZ, à aucun des grands champions cyclistes dont il s’est occupé, ni à tout autre sportif.

 

La présentatrice Elise LUCET et la réalisatrice, Sophie LE GALL vont donc se rabattre, dans un premier temps, sur un moyen fort surprenant. Afin de faire croire au grand public qu’il dope tous les cyclistes avec des amphétamines, et ce, à leur insu, elles vont jusqu’à ressortir des archives une affaire datant de… 1977, concernant un coureur amateur, positif aux amphétamines, Jean-Pierre PEYREBESSE. Les deux consœurs ont retrouvé la trace de l’intéressé et procédé à son interview au cours de laquelle le coureur persiste dans la déclaration qu’il avait avancée à l’époque par-devant la Fédération française de cyclisme (FFC), dans l’espoir ne pas être condamné, à savoir : Bernard SAINZ lui aurait donné un comprimé d’amphétamines.

 

Malheureusement pour lui, la FFC ne fut pas dupe. Face à ses déclarations aussi fantaisistes qu’infondées, la Fédération le suspendra un an et le coureur décidera alors d’arrêter définitivement la compétition. Extrapolant l’affaire PEYREBESSE, Cash Investigation a même insinué que la seconde jeunesse de Raymond POULIDOR était due à l’usage d’amphétamines procurées par Bernard SAINZ. C’est absurde et honteux.

 

D’autant que LUCET et LE GALL possédaient les documents leur précisant que Bernard SAINZ n’avait jamais été entendu dans le dossier PEYREBESSE par la FFC, ni incriminé pénalement (les amphétamines appartenant à la classe des stupéfiants), et que l’affaire n’avait eu aucune suite le concernant. Mais le reportage dissimule aux téléspectateurs cette information d’importance majeure.

 

Pourquoi CASH INVESTIGATION a-t-elle donc portée sur la place publique un dossier dans lequel Bernard SAINZ n’a jamais été incriminé ? A ce titre, Bernard SAINZ s’estime fondé à soutenir que CASH INVESTIGATION ment par omission, et qu’il est victime d’une insoutenable imposture articulée sur une manipulation de l’opinion. En agissant ainsi, les deux journalistes se ridiculisent en apportant la preuve de leur totale méconnaissance de la loi antidopage. En effet, les amphétamines sont systématiquement identifiées depuis 1963. Or, Bernard SAINZ a prodigué ses premiers conseils aux sportifs en 1970, et à POUPOU, durant l’hiver 1971-1972.

 

Ces deux journalistes ont gravement manqué à leur devoir d’investigation. Si Bernard SAINZ avait transmis à des coureurs, notamment aux grands champions qu’il a conseillés, un quelconque remède renfermant des amphétamines, ils auraient tous été déclarés positifs, déclassés et suspendus. CASH INVESTIGATION ne pouvait ignorer que tel n’a jamais été le cas. Enfin, les journalistes auraient dû relever un grotesque mensonge de PEYREBESSE lors de l’interview qu’elles lui ont accordée, quand il déclare que “c’est à cause de ce contrôle positif qu’il n’a jamais pu passer professionnel“. Si mesdames LUCET et LE GALL avaient quelque peu enquêté, il ne pouvait leur échapper que le coureur avait 27 ans à l’époque et qu’il n’avait gagné qu’une seule compétition chez les amateurs. Il n’avait donc pas la moindre chance de voir  s’ouvrir les portes du professionnalisme.

2) Une volonté et un stratagème pour         incriminer Raymond POULIDOR 

Elise LUCET et Sophie LE GALL s’évertuent à déclarer haut et fort que leur enquête a fait plus fort que celles des policiers et qu’elles ont pu caractériser un acte de dopage à l’encontre de Bernard SAINZ. Tout le monde sait aujourd’hui que la presse à scandale ne recherche nullement la vérité et qu'elle est capable d'utiliser des moyens illégaux pour obtenir un scoop.

 

C’est dans ces conditions, et ce déplorable état d’esprit, que CASH INVESTIGATION poursuit son reportage en faisant usage d’une caméra cachée, avec deux cyclistes, eux-mêmes masqués, qui en ont accepté le principe et qui vont donc solliciter une consultation auprès de Bernard SAINZ. La stratégie mise en œuvre consiste à faire croire que Bernard SAINZ leur recommande des produits dopants et qu’il utiliserait de soi-disant protocoles de dopage sous forme de codes. En réalité, il n’en est rien, comme démontré ci-après.   

 

Deux cyclistes, comédiens-complices, vont donc intervenir. CASH INVESTIGATION n'ayant pas à divulguer ses sources, les journalistes ont du leur garantir qu'ils ne seraient jamais reconnus. Malheureusement pour eux, ils l’ont été, et peuvent donc aussi se sentir trompés et piégés. Bernard SAINZ les a démasqués. Il s'agit de Peter POULY et de Pierre-Henri LECUISINIER. Ils ne vont pas venir spontanément en consultation. Ils ont été commandités par l’entraîneur, Antoine VAYER, pour jouer un rôle pré-établi dans une mise en scène minutieusement orchestrée.

 

Antoine VAYER est, en effet, l’entraîneur de Peter POULY (39 ans, qui participe à quelques courses de VTT, en Thaïlande où il habite, après avoir mis fin à sa carrière de vététiste en 2005) et de Pierre-Henri LECUISINIER (22 ans, qui consulte Bernard SAINZ, en tant que malade et non en qualité de sportif, ce qui est fondamentalement différent). Etant précisé qu’Antoine VAYER a aussi entraîné, jadis, Jérôme CHIOTTI (44 ans, ex-cycliste), lequel, apparaît, quant à lui à visage découvert (aucun de ces deux coureurs ne participe, bien évidemment, au TOUR de FRANCE 2016). en savoir plus sur Jérôme CHIOTTI

 

C’est dans ces conditions qu’Antoine VAYER, Elise LUCET et Sophie LE GALL vont déployer des moyens identiques à ceux utilisés précédemment afin d’accuser Bernard SAINZ de dopage aux amphétamines, à l’insu des cyclistes. Le découpage tendancieux des scènes filmées lors des caméras cachées vont permettre de dissimuler aux téléspectateurs les moments les plus significatifs et le véritable contexte des propos échangés. Or, ce dernier ne permet nullement de relever une quelconque recommandation de dopage à l’encontre de Bernard SAINZ, bien au contraire.          

en savoir plus sur Peter POULY

en savoir plus sur Pierre-Henri LECUISINIER     

 

En fait, CASH INVESTIGATION abuse de la crédulité des téléspectateurs, qui ignorent les particularités des règles antidopage. Elise LUCET et Sophie LE GALL, tout autant, malheureusement. En revanche, la presse sportive spécialisée les connaît parfaitement, et la corporation cycliste, tout autant. Ces deux entités ont vite compris le mode de fonctionnement tortueux de ceux qui ont participé au reportage et ôté tout crédit à l’émission. C’est ainsi que les journalistes sportifs n’ont fait nul écho du reportage dans leur rubrique, considérant qu’il s’agissait d’un « non-évènement », voire d’une supercherie. Le quotidien L’EQUIPE n’en a pas dit un mot. Ni le JOURNAL DU DIMANCHE, pourtant friand d’affaires de dopage (le reportage ayant été diffusé un lundi, l’hebdomadaire avait pourtant toute la semaine pour traiter le sujet). Durant les trois semaines de retransmission du TOUR de FRANCE 2016, ses diffuseurs (EUROSPORT, FRANCE 2 et FRANCE 3) n’y ont pas fait la moindre allusion. Bizarre, non ?     

 

La présentatrice, Elise LUCET et la réalisatrice, Sophie LE GALL ont dû en être fort frustrées, d’autant qu’ayant diffusé le reportage dans la semaine précédant le départ du TOUR de FRANCE, afin de bénéficier de son énorme caisse de résonance, elles s’attendaient à des retombées plus retentissantes.

3) Les caméras cachées :

ce que les téléspectateurs n’ont pas vu

 
 
 
 

Dès sa diffusion, Bernard SAINZ a vivement réagi et protesté par des communiqués publiés, par l'intermédiaire de son agent en relations publiques, Florian SILNICKI (LAFRENCH’COM).

 

Il a sollicité aussitôt son avocat, Maître Stéphane MESONES, afin d’engager plusieurs plaintes pénales à l’encontre du magazine, aux fins de réparation du préjudice causé. CASH INVESTIGATION a cru, en effet, pouvoir s’ériger en Tribunal moyenâgeux de l'Inquisition et brûler vif sur la place publique, l'Hérétique Bernard SAINZ. Celui-ci entend apporter la preuve qu’il a été procédé à des manœuvres frauduleuses à son encontre en faisant usage d’allégations mensongères commises par rétention et dissimulation d’informations. Notamment lors du montage des scènes avec caméra cachée. Mais aussi, en manipulant des témoins et, par voie de conséquence, en manipulant l’opinion publique.

 

Les poursuites seront introduites, notamment des chefs de vol et recel de vols de données informatiques (vols des mails des six dernières années), de correspondances privées, d’atteinte excessive à l’image, de tentative d’incitation à infraction, et d’abus de qualité vraie, une infraction qui relève du délit d’escroquerie et, en l’espèce, en bande organisée. 

 

Elles viseront tous les protagonistes ayant participé au scénario de l’émission : Antoine VAYER, lequel doit être regardé comme l’auteur principal des faits poursuivis, ainsi que ses complices, Elise LUCET, présentatrice, Sophie LE GALL, réalisatrice, Luc HERMANN, producteur, Clément GUILLOU, journaliste au journal LE MONDE, les deux cyclistes intervenant en caméra cachée, Peter POULY et Pierre-Henri LECUISINIER, et contre X.

 

S’agissant de l’escroquerie, il sera rappelé que l’article 313-2, alinéa 2, du Code pénal prévoit la circonstance aggravante tenant à l’action en bande organisée :

« Les peines sont portées à dix ans d’emprisonnement et à 1 000 000 € d’amende lorsque l’escroquerie est commise en bande organisée ».

4) Sur les procédures pénales en cours

 
 
 
 
 

Des centaines de milliers de téléspectateurs ont regardé le reportage intitulé « Dopage, ça roule toujours » diffusé par CASH INVESTIGATION sur France 2, le 27 juin 2016, 5 jours avant le départ du TOUR de FRANCE. 

 

L'émission s'évertue à faire croire au grand public que Bernard SAINZ dope des cyclistes, en accumulant mensongesfaux témoignages et falsifications de documents… à l’image de l’astucieux montage des prises de vue en caméra cachée, qui ne montre pas la totalité des propos échangés, mais seulement ceux susceptibles d’être accablants et à charge.

 

Bernard SAINZ entend dévoiler, ci-après, l'orchestration mise en oeuvre afin que les téléspectateurs puissent découvrir comment les informations qui leur sont présentées ont été manipulées. D'autres éléments révoltants, qui discréditent encore davantage le documentaire et ses réalisateurs, seront révélés ultérieurement.

 

Enfin, Bernard SAINZ s’engage à faire état, sur cette page, de l’évolution des poursuites pénales introduites à l’encontre de tous ceux qui ont gravement porté atteinte à son image et abusé de la crédulité du téléspectateur sur un sujet aussi sensible.