Dès qu’il ouvre son cabinet d’homéopathe, une médecine quasiment inconnue au début des années 1970, des sportifs, surtout des cyclistes, font appel à ses services… pour des ennuis de santé d’abord, puis pour améliorer leurs performances. Cyrille GUIMARD, par exemple, présente depuis plusieurs mois un début d’ulcère de l’estomac et une induration au périnée, deux maux auxquels les spécialistes consultés n’ont pu remédier.

En trois semaines de thérapie prodiguée par Bernard SAINZ, ses troubles de santé disparaissent… sans aucune récidive. Le coureur devient alors un « poulain » du praticien, selon le terme familier qu’il attribue aux sportifs qu’il conseille. 

 

Bernard SAINZ est ainsi le premier thérapeute à introduire les médecines douces dans le sport de haut niveau.

 

C’est dans ces conditions, que Louis CAPUT présente Raymond POULIDOR à Bernard SAINZ durant l’hiver 1971-1972. 

 

Edmond MERCIER, le patron de l'équipe cycliste professionnelle MERCIER, propose à Bernard SAINZ un contrat d’exclusivité, que celui-ci accepte, afin de pratiquer une médecine sportive naturelle au sein de l’équipe, en lui interdisant, bien sûr, de conseiller un coureur d’une équipe adverse.

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Le spécialiste en médecine sportive

Dès la première grande course par étapes de 1972, Paris-Nice, le « vétéran » Raymond POULIDOR (36 ans) rivalise, à la surprise générale, avec le jeune prodige Eddy MERCKX (24 ans), qui vient de gagner les TOUR de FRANCE 1969, 1970 et 1971. Dans la dernière étape, un contre-la-montre dans le col d’Èze, POUPOU le précède, bat même le record de l’ascension et s’adjuge la victoire au classement général.

 

La résurrection de Raymond POULIDOR est perçue comme un véritable exploit de la part du public et des observateurs. Il occupe la première page de la plupart des quotidiens, dont France-Soir qui le propulse “personnage le plus populaire en France“ devant le Président de la République, Georges POMPIDOU.

 

Dès lors, Bernard SAINZ est reconnu pour avoir offert une seconde jeunesse à POUPOU. Ce dernier terminera 3ème du Tour de France en 1972, 2ème en 1974 et 3ème en 1976.

 

Quarante ans plus tard, Raymond POULIDOR demeure toujours extrêmement reconnaissant, à l’endroit de Bernard SAINZ, pour l’exceptionnelle longévité sportive qu’il lui a octroyée.

Sa passion naissante pour le vélo l’incite à prendre une licence en cadet. Il gagne aussitôt des courses de vitesse sur piste et précède souvent Pierre TRENTIN, son compagnon d’entraînement (futur Champion du Monde de la discipline à 20 ans, en 1964, puis Champion Olympique). Mais Bernard SAINZ préfère se consacrer à la route. Il devient un redoutable routier-sprinteur, remporte la classique Paris-Vendôme en 1963, à 19 ans, et de nombreux critériums durant les vacances scolaires estivales.en savoir plus

A 12 ans, Bernard SAINZ participe à une course sur home-trainer lors du salon de l’Enfance, organisé durant deux semaines à Paris. Il apprend plus tard qu’il a réalisé le meilleur temps de la catégorie 12-13 ans, et gagne une bicyclette demi-course.

 

Il vit alors dans le 15ème arrondissement de Paris et étrenne sa nouvelle monture sur le circuit de Longchamp. Il se surprend à battre au sprint des cyclistes licenciés plus âgés sur leur vrai vélo de course. Avec son père, il assiste aux Six jours de Paris, une épreuve disputée sur la piste du fameux Vel’ d’Hiv. Il reste des nuits entières à admirer les coureurs pédalant 24 heures durant.

Sa carrière cycliste

Propriétaire de chevaux de courses au galop à partir de 1974, Bernard SAINZ approche le milieu qu’il découvre avec un regard différent, considérant le cheval comme un athlète, à l’instar d’un être humain. A l’époque, les chevaux effectuent 4 à 5 courses par an.

 

Pour Bernard SAINZ, qui arrive d’un milieu où les cyclistes sont capables de parcourir plus de 200 km par jour pendant trois semaines, c’est un autre monde. Progressivement, il parvient à faire courir ses chevaux tous les mois, puis tous les quinze jours, et bientôt tous les 2 jours pour certains… avec d’excellents résultats.

 

Cette nouvelle approche a un impact immédiat. La corporation s’en empare au point que tous les entraîneurs vont, peu à peu, copier ou largement s’inspirer de ses principes.

 

Désormais, les chevaux courent beaucoup plus souvent, les partants sont bien plus nombreux, et les paris et recettes bien plus importants qu’auparavant.

 

De sorte que le PMU, qui n'organisait jadis qu'un tiercé par semaine, bénéficie aujourd’hui des enjeux d’un quinté par jour.

Une Révolution dans le monde hippique

 
 
 

UN AUTRE REGARD SUR LE

SPORT CYCLISTE ET HIPPIQUE

Durant plusieurs décennies, Bernard SAINZ prodigue des conseils à de grands champions, aussi bien français qu’étrangers, toutes disciplines sportives confondues… En particulier dans le sport cycliste et le monde hippique, avec des résultats, pour le moins, surprenants.

Lors du Championnat de France universitaire 1964, organisé à Dinard (Bretagne), Jean-Marie LEBLANC (de l’Ecole supérieure de journalisme de Lille), futur Directeur du Tour de France, en sort vainqueur. Bernard SAINZ (de la Faculté de Médecine de Paris), termine 3ème en remportant le sprint du peloton. Bref, si Bernard SAINZ présente les qualités requises pour accéder au statut professionnel, il choisit finalement de se consacrer à ses études. en savoir plus 

 

Pour l’anecdote, sachez que le premier article de la carrière du célèbre journaliste sportif, Jean-Paul OLIVIER, qu’il écrivit au début des années 1960 pour le journal « ROUTE et PISTE », était consacré à Bernard SAINZ,. Le sujet portait sur « le meilleur Breton de Paris » durant les compétitions bretonnes qui se tenaient l’été. Depuis, cet historien reconnu du cyclisme, surnommé « Paulo la Science » a été l’auteur de nombreux reportages télévisés diffusés durant le Tour de France, notamment.

 

 
 
 

© 2016 par Bernard SAINZ